
« J'AI EU MA CHANCE, ET JE L'AI TOUJOURS » : CE QUE TRUMP A DIT, ET CE QU'IL FAUT REGARDER
Depuis le Bureau ovale, Trump dit avoir refusé de s'en prendre à Clinton, Biden et Obama, mais qu'il a toujours cette possibilité. Les faits, les trois lectures, les enquêtes confirmées et ce qu'il faut observer.
« J'AI EU MA CHANCE, ET JE L'AI TOUJOURS » : CE QUE TRUMP A DIT, ET CE QU'IL FAUT REGARDER

Le 7 octobre 2026, depuis le Bureau ovale, Donald Trump a parlé de Hillary Clinton, Joe Biden et Barack Obama. Trois comptes très suivis sur X ont relayé la scène avec trois lectures différentes. Ce dossier sépare ce qui a été dit, ce qui est confirmé, et ce qu'il faut observer.
1. CE QUI A ÉTÉ DIT
- La déclaration. Trump : « J'aurais pu faire de très mauvaises choses à Hillary Clinton, à Joe Biden, à Barack Hussein Obama. J'ai trouvé inapproprié de le faire, parce qu'il faut traiter la fonction présidentielle avec respect. »
- La suite. « J'ai eu ma chance, et je l'ai toujours, avec Biden, avec Hillary, avec Obama. Beaucoup de gens m'ont dit : allons les chercher. J'ai dit non, on ne fait pas ça à la présidence. »
- Le contexte. La scène a eu lieu pendant une annonce sur les « Trump Accounts », le programme d'épargne pour les enfants. Fox News précise qu'il renvoie à ses deux procédures de destitution, qui ont changé sa vision de ce qu'il pouvait faire à ses adversaires.
- Une autre phrase a aussi été rapportée par plusieurs médias : « Je peux faire ce que je veux. » Elle est citée dans le même contexte.
2. LES TROIS LECTURES
- Fox News (1,6 million de vues). Le texte de base : il dit avoir retenu des actions « très mauvaises » par respect pour la fonction.
- Eric Daugherty (3,1 millions de vues). Il présente cela comme un ordre donné à ses équipes de ne pas s'en prendre à eux. Dans la citation, Trump dit seulement qu'il a refusé. Ce n'est pas tout à fait la même chose.
- Derpstated. Sa thèse : c'est de l'optique, et elle compte. Si une procédure avance un jour, par le ministère de la Justice, un procureur spécial, le Congrès ou les États, personne ne pourra dire que le président l'a ordonnée. Il l'a déjà refusé à la caméra. C'est une lecture stratégique, sans source.
3. CE QUI EST CONFIRMÉ SUR LES ENQUÊTES
- John Brennan. Selon les dernières informations, son avocat a été informé de plusieurs enquêtes de grand jury jugées « viables ». Brennan reste visé par au moins l'une d'elles.
- James Comey. Son premier dossier a été rejeté en 2025 pour un vice de nomination. Le ministère de la Justice a cherché à le relancer en 2026, et une procédure distincte existe en Caroline du Nord.
- Le ministère de la Justice ne détaille pas les preuves ni l'étendue complète de ces enquêtes.
4. CE QU'ON PEUT DIRE, CE QU'ON NE PEUT PAS DIRE
- Établi : Trump a dit publiquement qu'il avait refusé de s'en prendre aux trois, et qu'il « l'a toujours », cette possibilité.
- Établi : des enquêtes visant d'autres figures se poursuivent.
- Non établi : que des arrestations soient en cours, ou qu'un accord protège quelqu'un. Rien dans ces posts ne le prouve.
5. LA QUESTION POSÉE
Le plus important n'est pas ce qu'il dit, mais ce qu'il dit publiquement. Si une procédure avance par d'autres canaux, il a déjà pris soin d'écarter l'accusation de vengeance. Et il n'a pas fermé la porte. Alors on ne s'arrête pas aux mots : on regarde les actes, et les prochaines décisions des tribunaux.
SOURCES ET PREUVES
- Fox News, 7 octobre 2026 : la déclaration de Trump
- Eric Daugherty, 7 octobre 2026
- Derpstated, 7 octobre 2026
- ABC 33/40 : Trump dit qu'il aurait pu faire de très mauvaises choses
- Washington Post, 14 septembre 2026 : l'enquête dite « grande conspiration »
- PBS NewsHour : Brennan cité à comparaître
- Courthouse News : Brennan attaque le ministère de la Justice
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